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Valérie Bernard et Martine Eva Rosticher

04 .

L'ÉDUCATION

LE BUT

 

Inciter les jeunes Monégasques et leurs familles à viser plus haut.


Investir dans le futur en donnant à nos jeunes l’opportunité de poursuivre les études de leur choix, qu’ils décident de revenir en Principauté ou bien de s’installer durablement à l’étranger pour intégrer la diaspora monégasque.

NOUS PROPOSONS
 

Une réforme en profondeur du système d’attribution des bourses qui donne à l’excellence une place accrue. La sélection par l’Éducation nationale des vingt ou trente meilleures universités et grandes écoles du monde. Cette liste pourra être révisée annuellement en fonction des classements (type Shanghai ou PISA). Pour les étudiants monégasques ayant réussi une admission dans ces universités ou grandes écoles, l’État s’engage à financer 100 % des frais de scolarité, indépendamment des revenus de leur famille. En parallèle, un contrat de confiance entre l’État et le bénéficiaire sera signé, ce dernier s’engageant, s’il ne rentre pas en Principauté, à être un ambassadeur de bonne volonté ou un facilitateur de contacts. Pour les autres frais (voyages, frais de bouche…), le remboursement éventuel se fera en fonction du quotient familial. Nous estimons le nombre d’étudiants monégasques concernés entre cinq et dix par an, soit un impact budgétaire très limité.

AUJOURD'HUI

 

Le budget rectificatif 2017 prévoit 2,8 millions d’euros de dépenses pour les bourses d’études, auquel il convient d’ajouter 100 000 euros de bourse sportives. Le coût des subventions pour les prêts étudiants est estimé à 10 000 euros par an.
 

Ce total représente 0,2 % des dépenses totales.
 

Notre jeunesse est notre avenir et nous ne dépensons pas assez pour la former. Ce n’est pas vraiment en termes de dépenses qu’il faut raisonner, mais en termes d’investissement pour l’avenir.
 

Jusqu’à très récemment, les frais de scolarité n’étaient pas pris en compte dans le calcul du montant des bourses. Pour les « bonnes » universités, les frais de scolarité sont de loin les frais les plus importants, pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Aujourd’hui, les frais de scolarité sont remboursés à hauteur de 25 % sans que les parents n’aient à fournir de justificatifs de revenus. Avec la mise en place du prêt étudiant, nous avons fait un pas en avant, mais il est très insuffisant.


Voulons-nous vraiment que les adolescents monégasques s’endettent à raison de 40 000 ou 50 000 euros par an pour poursuivre leurs études ?


Le résultat de cette politique est que certains de nos meilleurs étudiants n’essaient même pas d’intégrer les meilleures universités car leurs parents n’ont pas les moyens de financer leurs études. D’autres utilisent une autre nationalité pour partir faire leurs études à l’étranger. Avec le niveau de développement que connaît notre pays, ce n’est pas une situation normale.

LES BOURSES D'ÉTUDES

L’éducation artistique et culturelle n’est pas considérée à sa juste place. Nous savons que les arts stimulent la créativité, qu’ils aident l’enfant dans son développement global et l’amènent à être plus ouvert aux nouveautés ainsi qu’à exprimer ses émotions. L’école insiste pourtant beaucoup plus sur le rationnel, la logique. La sphère créative, elle, est un peu laissée pour compte. Il faudrait y consacrer davantage d’heures. C’est fait… s’il reste du temps. Et comme le programme est chargé, du temps, il en reste peu. L’art à l’école permettrait d’aider les enfants à développer une pensée plus créative et un esprit critique.

Il faut :

♦ Instaurer plusieurs journées « culture » sur le temps scolaire chaque année.
♦ Développer de nouvelles séries technologiques à partir de la classe de seconde dans le domaine des arts.
♦ Créer des dispositifs spécifiques pour les élèves à besoins particuliers.

Les enseignants
 

Lorsqu’on parle d’éducation, on visualise toujours l’élève. Mais n’oublions pas les enseignants, qui sont la clé de voûte du système. Il faut qu’ils puissent bénéficier d’une politique de formation ambitieuse dans tous les domaines et, particulièrement aujourd’hui, dans celui des outils numériques éducatifs.
Il faut également valoriser et encourager les déroulements de carrière par un système régulier d’évaluation, la création d’une plateforme numérique permettant de consulter son dossier administratif, de compléter son CV, d’accéder à des guides pour gérer sa carrière, obtenir ses résultats et connaître son programme de formation.

GÉNÉRALISATION ET VALORISATION DE L'ENSEIGNEMENT CULTUREL ET ARTISTIQUE

L’école va se modifier au cours des prochaines années. L’ère du numérique amène des changements qui en appellent d’autres. L’Internet bouscule beaucoup de choses ; c’est comme si nous avions toujours un dictionnaire et une encyclopédie au bout des doigts. Dans ce contexte, les choses que nous devons savoir par coeur perdent de leur pertinence. Il faut apprendre à apprendre, miser sur la curiosité des enfants, développer leur attention.
Nos établissements scolaires bénéficient d’un parc informatique étendu mais cette dotation généreuse, bien qu’indispensable, n’est pas suffisante : ce déploiement doit s’accompagner d’une stratégie pédagogique et de la formation adéquate des enseignants. De même, en ce qui concerne l’équipement en tablettes numériques, nous sommes à l’aube d’un mouvement semblable à celui qui a vu la généralisation des calculatrices dans le cartable de l’élève. Aujourd’hui, il faut absolument définir les principaux apports de ce matériel pour l’enseignement et pour l’élève qui dispose désormais d’un espace numérique de travail (ENT) dont le contenu évolue en permanence.

LE BUT

 

Nous devons aider les jeunes Monégasques qui rencontrent des difficultés dans les études traditionnelles mais également ceux qui ont fait le choix de faire des études relativement courtes ou dans le cycle professionnel.

Inciter les employeurs de Monaco à engager davantage d’apprentis et aider les jeunes Monégasques à trouver du travail dans le secteur privé.

NOUS PROPOSONS
 

♦ De faire connaître davantage ce cursus aux collégiens, lycéens et aux parents d’élèves des écoles de la Principauté après la création d’un forum sur l’alternance organisé par le service de l’Emploi et la cellule de l’Emploi Jeune.
♦ Pour inciter l’employeur à l’embauche, que le Gouvernement princier couvre les charges patronales sur le salaire de l’apprenti pendant toute sa formation en alternance.
♦ Que l’employeur ne soit plus dans l’obligation d’obtenir une dérogation s’il souhaite faire travailler plusieurs apprentis.
♦ Qu’il y ait davantage d’interactivité entre les entreprises et les écoles afin d’harmoniser les programmes.
♦ Que le tuteur désigné dans l’entreprise ait davantage de temps sur ses heures de travail pour former l’apprenti.

AUJOURD'HUI

 

C’est un moyen de continuer ses études et d’obtenir un diplôme, du CAP au bac + 5. Depuis quelques années, certaines entreprises monégasques, de tous secteurs, partenaires des établissements scolaires de Monaco ou d’ailleurs, dispensent des formations en alternance dans le cadre de contrats d’apprentissage. Ce système permet d’obtenir de meilleurs résultats, lors des examens, qu’un étudiant qui ne bénéficie que de la formation théorique de l’école. Le jeune aura une expérience professionnelle en entreprise et sera rémunéré.

LA FORMATION EN ALTERNANCE

LE BUT

 

Donner à notre système éducatif les moyens d’innover pour créer l’école de demain. Parler vrai, voir grand pour la réussite de tous nos enfants. Créer l’école de demain en intégrant les compétences du XXIe siècle selon les axes prioritaires d’une vraie politique éducative : une politique d’orientation ambitieuse, une stratégie du numérique, la généralisation de l’enseignement artistique et culturel, la reconnaissance des compétences et des qualités des enseignants.

UN SYSTÈME À L'AVANT-GARDE DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

NOUS PROPOSONS

 

Un élève : un parcours, un projet
 

Un maître-mot, la personnalisation. Il n’y a pas une seule voie mais des chemins multiples et, pour chaque élève, il faut identifier lequel. C’est là que l’orientation doit prendre tout son sens. À quoi sert le livret personnel d’orientation (LPO) si ce n’est à mieux accompagner l’élève – ainsi que ses parents – dans sa scolarité ? Il n’y a pas de filières nobles et d’autres « de garage ». Rappelons qu’il existe des autoroutes et des voies de contournement mais que toutes mènent à bon port. Il faut donc développer le Centre d’information de l’Éducation nationale en lui donnant encore plus de moyens :
 

♦pour informer, conseiller et orienter en liaison avec les conseillers d’orientation en poste dans les établissements scolaires ;
♦ pour aider à organiser et gérer les démarches administratives des étudiants monégasques qui partent à l’étranger, car le statut de ressortissant d’un pays extracommunautaire complexifie ce choix.

 

Il ne faut pas oublier que tout examen de fin de cycle n’est qu’un tremplin vers une formation ou des études et in fine vers un métier.
 

Dans ce but, nous devons particulièrement soutenir les parcours post-bac et encadrer la vie de nos étudiants. En particulier, permettre à tous nos lycéens et étudiants, y compris ceux des filières professionnelles, de bénéficier du réseau d’échange Erasmus pour se former à l’étranger. Sinon, à quoi servent la politique ambitieuse d’apprentissage des langues et l’excellente position géographique de la Principauté ?

AUJOURD'HUI

 

La poursuite de l’excellence dans l’éducation est un objectif clairement affiché et l’ensemble de la communauté éducative monégasque a bien conscience de l’importance de cet enjeu. De nombreux défis sont cependant à relever ou à poursuivre comme l’enjeu du numérique et celui d’une orientation réfléchie et soutenue. En effet, les résultats obtenus aux examens nationaux sont des indicateurs fiables de la bonne marche du système mais, au-delà des chiffres, il faut se poser une question : tous les jeunes vont-ils trouver leur place dans la société de demain ?